L'Equipe pédagogique

Camille Rodriguez - Christelle Fernandez - Charlène Froment,

fondatrices de l'Ecole Créative

 


L’équipe pédagogique de l’école Créative est pour cette année 2021-2022 composée de :

- Estelle Passard : Educatrice Montessori référante du groupe des 5-6 ans 

- Charlène Froment : Enseignante et éducatrice Montessori référante du groupe des 7-12 ans

- Emma Bénard : Educatrice référante du groupe des 3-4 ans                                                              - Dooghe Romane : Stagiaire animatrice nature - Daniela Deyan Rodriguez et Johanna Suarez : Service Civique Européen                                    - Julie : Service Civique Français 

En renfort depuis la rentrée 2020 :

- Josué Bartolo, Animateur nature, stagiaire à l'école


Charlène Froment

Enseignante et Educatrice Montessori (co-fondatrice de l'Ecole Créative)

 

Professeur des écoles de 2008 à 2018, j’ai débuté ma carrière dans une petite école de montagne près de St Lary. J'y ai découvert la liberté d'enseigner avec peu de contraintes, le travail très enrichissant d’une classe multi niveaux, les intérêts d’un contact direct avec la nature et aussi les apports indéniables des échanges et des projets collectifs ceci au travers de pratiques concrètes et de relations de confiance avec les enfants et leurs parents. Depuis cette première expérience, j’ai toujours gardé en moi cette envie de partager ma vision d’une école où il fait bon vivre et apprendre ensemble !

 

La naissance de ma fille en 2014 sera pour moi le point de départ d’une remise en question tant personnelle que professionnelle et mon congé parental me permettra de prendre du recul par rapport à ce métier que j’aime tant ! De lectures en rencontres, je me documente beaucoup sur les pédagogies alternatives, notamment celle de Maria MONTESSORI et commence à envisager concrètement un autre mode d’éducation possible. 

En 2015, je suis une formation Montessori pour les 0-3 ans et j’ai enchaîné depuis les formations pour les 3-6 ans avec l’association « La source » de St Cannat. Suite à un stage de trois mois en Norvège durant ma formation initiale, je reste convaincue que les partages et les expériences concrètes sont les meilleurs outils pour enrichir ma pratique personnelle et créer de nouveaux horizons éducatifs. Ainsi, je continue à me former en effectuant des stages d’observation au sein de différentes écoles et en échangeant énormément avec d’autres collègues pratiquant les pédagogies alternatives. Je me suis également formée à la pédagogie de la Coopération auprès d'Isabelle Peloux au Amanins

 

Le projet de l'Ecole Créative raisonne en moi car il est le fruit de personnes passionnées  qui ensemble  aspirent à promouvoir le bonheur chez les enfants. Je souhaite donc au sein de cette école, susciter la soif d’apprendre, l’émerveillement et le partage afin que chaque enfant trouve sa propre voie... et soit heureux d’aller à l’école !

 


Estelle Passard


Emma Bénard




Romane Dooghe

Animatrice nature, Stagiaire à l'Ecole Créative

 

 

Après des études de coopérations interculturelles, j’ai réalisé que je préfère travailler pour des associations à échelle humaine plutôt que pour des grandes organisations. J’ai donc choisi de faire mon stage de fin d’année dans une association locale d’éducation environnementale à Grenade en Espagne, dans laquelle son président Federico Velázquez de Castro Gonzalez m’a beaucoup éclairé sur le sujet. J’avais pour mission d’effectuer une étude d’investigation sur la façon dont l’éducation environnementale était intégrée dans les programmes scolaires des écoles primaires de la ville. Je devais chaque jour me présenter dans des écoles et questionner les directeurs - s’ils l’acceptaient - sur leur enseignement. Cela m’a permis de renforcer mes compétences en communication car j’ai dû m’adapter à chaque interlocuteur que j’ai rencontré. Au terme de la mission, j’ai écrit un rapport d’étude pour l’association afin de leur permettre d’avoir une vue d’ensemble sur le sujet de la sensibilisation environnementale dans les établissements scolaires de la ville et de savoir comment ils pouvaient aider les écoles qui en avaient besoin. C’était très intéressant car j’ai pu m’apercevoir des différences entre les écoles et aussi la corrélation entre leur localisation et l’intégration des valeurs environnementales dans leur programme. Par exemple, lorsque je me présentais dans des écoles situées dans des quartiers défavorisés, c’était délicat de parler d’éducation environnementale car ils ont un nombre très élevé d’absentéisme et beaucoup de problèmes sociaux à gérer, ce qui fait que l’éducation environnementale n’est pas considérée comme primordiale.


Quelques mois plus tard, j’ai fait un service civique pour une association de réinsertion de jeunes entre 15 et 30 ans à Bluefield au Nicaragua. Notre travail consistait à organiser des ateliers pour occuper les jeunes afin qu’ils ne traînent pas seuls dans les rues. Nous aidions aussi pour le projet d’une écoferme où nous effectuions de nombreux travaux de construction ainsi que des plantations. Ce service civique était très intéressant mais il m’a aussi beaucoup fait réfléchir sur les façons de faire des occidentaux dans les pays du Sud.


A la suite de cela, je me suis donné pour projet d’en apprendre plus sur la biodiversité et notamment sur les jardins et les constructions permaculturelles. C’est pour cette raison que j’ai décidé de faire du volontariat dans des fermes biologiques. Mais la vie étant pleine de rebondissements, j’ai eu un important accident de voiture il y a deux ans lors duquel je me suis cassée une vertèbre, j’ai dû être opérée d’urgence et m’adapter à ma nouvelle situation. Vivant en Slovénie à ce moment-là, je me suis intéressée à la possibilité d’enseigner le français car cela ne me demandait que peu d’efforts physiques et parce que j’ai toujours eu envie de travailler avec les enfants. J’ai postulé pour être animatrice de français dans les écoles et lycées slovènes, un programme de l’Institut français, pour lequel j’ai été sélectionnée. J’ai donc animé des ateliers de français jusqu’à la fermeture soudaine des écoles due à la crise sanitaire. Durant ce confinement, j’ai eu la chance de pouvoir retourner dans un centre de volontariat dans lequel je suis restée plusieurs mois lors desquels nous avons participer à différents types d’actions pour redynamiser les villages de la côte slovène et pour aider les personnes qui n’ont plus les capacités physiques de s’occuper de leur terrain. Puis, de bouche à oreille, j’ai été contactée pour enseigner le français à des groupes d’enfants dans une association et pour intervenir à l’école française de Ljubljana. Cela m’a permis d’avoir de nouvelles expériences de travail auprès des enfants même si la situation était très inhabituelle car nous sommes vite passé en cours en visio. Le contact humain m’a alors beaucoup manqué et c’était un challenge de s’adapter à la nouvelle situation, mais cela m’a encouragé à innover pour que les cours restent dynamiques et intéressants pour les enfants.


Et c’est alors que je me suis enfin décidé à rentrer en France pour passer les épreuves de sélection du BPJEPs EEDD à Buzy dans le Bearn. J’avais entendu parler de l’École Créative a plusieurs reprises et j’ai tout de suite retrouvé des valeurs communes qui m’ont vivement encouragé à tenter de rejoindre l’équipe en tant que stagiaire. Je suis heureuse de pouvoir travailler dans un environnement aussi beau et avec de belles personnes. Je pense qu’ à l’École Créative, nous apprenons toutes et tous, enfants et adultes confondus, de nouvelles choses chaque jours, c’est très agréable.